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وهذا
العرض
الإخباري
بالإضافة
إلى كونه
عرضا متحيز
يرمي إلى
تشويه صورتي
إمام الرأي
العام يهدف
إلى تهديدي
وخنق صوتي،
وقد تم
تلفيقه بعد
الإعلان عن
قيامي
بتنظيم كونفرانس
حول
الانتخابات
بمشاركة
شخصيات
عراقية
وفرنسية
والذي سيتم
انعقاده في
يوم الجمعة
المصادف 28/01/2005
كما سيسبقه
مؤتمر صحافي
في نادي
الصحافة
الأجنبية في
باريس في
تمام الساعة
الثالثة من
بعد ظهر نفس
اليوم،
ويساهم فيه
ضيوف من
العراقيين
منهم ٍ... عوني
القلمجي .
منذر
الاعظمي.
هيفاء زنكنة.
صباح
المختار.
احمد كريم.
شهاب الصراف
.... ولما كأن
موقفي من
قضية
الانتخابات
والاحتلال
الأجنبي لا
يتعدى كونه
سوى تعبير عن
قناعتي
النابعة من
الرغبة في
دعم نضال
الشعب
العراقي
المناهض
للاحتلال
الأجنبي،
وهو حق مشروع
لكل الشعوب
ولا يمكن
اعتباره
موقف مساندة
للإرهاب
لذلك لجأت
إلى القضاء
الفرنسي
وكلفت احد
المحامين
لمقاضاة
القناة
الفضائية
المذكورة. وأود
إعلامكم بان
المعركة في
مواجهة هذه
القناة
الفضائية
التابعة
للقناة
الأولى في
فرنسا هي
معركة قاسية
وتستوجب
الدعم
المعنوي
والإعلامي
مع قضيتي
العادلة،
والتي قد
تؤدي إلى
النيل مني
ومن عائلتي،
علما بأنني
كنت قد
عانيت من
السجون
والمنفى...
مع هذه
الكلمة
تجدون نص
الخطاب
الموجه إلى
مدير القناة
الفضائية مع
مقال باللغة
الفرنسية
نشرته
للتعبير عن
رأي في موضوع
الانتخابات،
وأرجو من
حضرتكم
الاهتمام
وإخبار
المنضمات
الحقوقية
والإعلامية
بالأمر. تقبلوا
شكري
وتقديري صبحي
توما TOMA Subhi
55,
avenue d’Ivry 75013
Paris Monsieur
Jean-Claude DASSIER Directeur
général de LCI 54,
avenue de la Voie-Lactée 92
656 Boulogne Cedex Le lundi 17 janvier 2005, dans l’émission “Le journal du monde”,
diffusée sur votre antenne, un reportage de M. Camille Le Pomellec a été
présenté sur les élections prochaines en Irak et le vote des Irakiens
exilés en France. Pour introduire mon interview, le journaliste m’a présenté comme étant
“un Irakien rallié à Saddam”. Cette affirmation fallacieuse, mensongère et diffamatoire, que Monsieur
Camille Le Pomellec me dit tenir de communistes irakiens et non
d’investigations auxquelles tout journaliste est censé se livrer, me
porte un préjudice moral et, plus grave encore, met physiquement en
danger ma famille en Irak. Je vous prie donc de m’accorder, dans les plus brefs délais, dans les mêmes
formes et à la même heure que l’émission au cours de laquelle les
propos ont été rapportés, le droit de réponse suivant : « Je
n’ai jamais été rallié au régime de Saddam Hussein auquel je suis
redevable d’ailleurs d’une année d’incarcération, en revanche
j’ai effectivement participé à des opérations humanitaires durant la
période douloureuse de l’embargo afin de venir en aide au peuple
irakien. Par ailleurs, je ne soutiens pas le terrorisme mais le peuple
irakien dans sa lutte contre une armée d’occupation, conformément à
la Charte des Nations Unies ». En cas de non-respect de mon droit de réponse prévu par la législation de
notre pays et en raison des risques que peut encourir ma famille à Bagdad
suite à cette accusation, j’ai décidé de confier cette affaire à mon
avocat (Maître Daniel Voguet, 19 Boulevard Henri IV, 75004 Paris). Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées. Subhi
TOMA Président
du Comité contre la guerre en Irak Copies :
M. Etienne MOUGEOTTE ; M. Jean-Marie BAYLE ; M. Vincent HERVOUET ;
M. Camille LE POMELLEC. top La
démocratie au rabais En
effet, le 30 janvier prochain, les Irakiens devraient, dit-on, désigner démocratiquement
et librement leurs futurs représentants au Parlement. Ces
élections sont présentées par les Etats-Unis comme la preuve ultime de
l’instauration, par leurs bons soins, d’une démocratie en Irak. Le
gouvernement intérimaire irakien de M. Alaoui se trouve, quant à lui,
assiégé dans un quartier de Les
Irakiens eux-mêmes voient leur vie quotidiennement menacée par la
violence qui règne en maître dans le pays, par le retour de maladies
mortelles jusqu’alors éradiquées, comme par les conditions de vie
inhumaines. C’est très certainement pourquoi ils sont, selon l’Asia
Times, 80% à réclamer le retrait immédiat des troupes américaines[2]. C’est
dans ce contexte que le président Bush, pressé de trouver une sortie
honorable à ce bourbier et d’éviter la défaite de l’Amérique, se
voit contraint d’organiser des élections, même si elles doivent être
truquées, pour légitimer un gouvernement irakien « proaméricain ». Selon
le ministre de la Justice irakien lui-même, ce choix irrationnel
s’explique par la hargne du président américain à défier la résistance. En
fait son objectif est plus simplement la légitimation d’un gouvernement
pro-américain capable d’éradiquer la résistance, d’accepter la présence
durable de bases militaires sur le sol irakien et d’avaliser les
contrats pétroliers ou commerciaux accordés aux entreprises américaines. Les
kurdes, autres acteurs du processus électoral, espèrent de leur côté
que ces élections leur permettront d’inscrire dans une future
constitution le principe de la création d’un état Kurde indépendant. Pour
les chiites, selon le point n°3 de la profession de foi de leurs listes,
l’objectif poursuivi est la prise de pouvoir afin d’instaurer une république
islamique. Sa
mise en œuvre a été confiée, elle, à deux instituts proches de
l’administration républicaine (en échange de 80 millions de dollars)
ainsi qu’à une mystérieuse Commission électorale irakienne. Sept
des neuf membres de cette commission sont toujours inconnus des Irakiens,
tout comme les milliers de fonctionnaires irakiens qui y travaillent. Elle
a le pouvoir de définir et de contrôler les modalités du processus électoral
(fixer le calendrier, agréer les listes, gérer les bureaux de vote et
valider le résultat) et sa légitimité est contestée par la plupart des
partis politiques irakiens. Christine Hauser, journaliste au New-York
Times n’hésite pas à dénoncer une organisation secrète[4]. Le
quota de sièges revenant à chaque communauté a été déterminé sans
qu’ait eu lieu un recensement de la population. Nul ne connaît donc
vraiment ni le nombre d’Irakiens ayant la qualité d’électeur en Irak
ou dans la diaspora, ni la représentativité réelle de chaque communauté. En
effet, les recensements officiels des années 57,65 et 75 qui
auraient pu servir de référence, ont été rejetés par les diverses
communautés (notamment les kurdes et les chiites) qui prétendent que les
gouvernements de l’époque avaient manipulé les chiffres pour minimiser
leur poids dans la société. C’est
ainsi que, sans recensement sérieux, les chiffres avancés quant au
nombre de membres de chaque communauté varient du simple au double[5]. Certains
estiment le nombre total d’Irakiens à 25 000 000, d’autres
à 27 500 000 et d’autres encore affirment qu’ils sont plutôt
30 740 423. Ainsi
le nombre d’Irakiens en âge de voter varie-t-il de 16 599 828[6]
à 12 900 000[7]. Les
Irakiens sont donc appelés à participer à des élections générales,
fondées sur une logique communautaire, sans que le nombre exact des
habitants du pays et de chaque communauté ne soit connu. Aussi en
l’absence de toute base de registres électoraux sérieuse, la simple
carte de rationnement alimentaire fait office de justificatif pour l’établissement
de la carte d’électeur. Ainsi, le roi de Jordanie Abdallah II n’a pas
manqué de fustiger les risques de fraudes, parlant de 1 000 000
de pèlerins iraniens qui viendraient illégalement gonfler le corps électoral ;
tandis que d’autres sources turques font, elles, référence à quelque
300 000 Kurdes dans le même cas. La
participation des migrants irakiens pourrait donc permettre l’élection
d’au moins 20 candidats. Selon
le journal britannique The Observer du 26 décembre 2004, ce ne sont pas
moins de 250 millions de dollars qui seront consacrés à la mobilisation
des migrants irakiens basés à l’étranger[8]. Pourtant,
l’Office de Migration International estime que seulement 40% d’entre
eux prendront part au vote. Ajoutons
sur ce point que dans la plupart de ces pays la campagne se déroule en
catimini. Les membres des partis kurdes et chiites proaméricains qui
supervisent les opérations n’informent que leurs partisans des lieux et
des modalités de participation au vote. Cela a notamment été dénoncé
par les Irakiens du Danemark[9],
par cinq associations d’Irakiens en France qui constatent que, malgré
les 5 millions de dollars versés au Comité chargé d’organiser les élections
sur le sol français, les bureaux de votes sont insuffisants, ou encore
par l’Institut kurde de Washington qui proteste contre le faible nombre
de bureaux qui ne permettront pas à tous les Irakiens américains de
voter. Ainsi
à Tell’Affer, au nord de Mossoul, le député turkmène membre de
l’assemblée intérimaire, M. Farouk Abdallah, rapporte que quelque 300
000 votants n’ont toujours pas reçu leur carte électorale[10].
De même, dans la localité d’Al Sadia, où le nombre
d’habitants ayant le droit de vote se monte à 4 341 personnes,
seules 319 d’entre elles ont reçu leur carte d’électeur[11]..
Au
prétexte de la sauvegarde de la sécurité, les noms des candidats ne
sont pas connus des électeurs qui devront voter pour un numéro !
Les partis politiques ne sont pas informés de la localisation des 6 000
bureaux de vote. La tête de la liste royaliste a déclaré que toutes les
opérations, comme le recrutement des 240 000 agents chargés de
l’organisation du scrutin, ont été réalisée à l’étranger sans
que les partis politiques en soient informés[12]. Trois
grands courants sont en lice actuellement : les Chiites (16 partis et
228 candidats), les Kurdes (11 partis et 275 candidats), les listes Alaoui-Al
Yaouer (regroupant les partis du Président et celui du Premier ministre
avec 275 candidats). S’y ajoutent d’autres listes comme Sur
les 18 gouvernorats que compte l’Irak, quatre d’entre eux ont opposé
un refus catégorique à toute participation au scrutin (dont les huit
grandes villes irakiennes de Son
collègue, ministre de Enfin,
le président de l’ex-Conseil provisoire a mis en garde
l’administration américaine sur l’illégalité des résultats d’une
élection imposée aux Irakiens[17]. Des
partis politiques qui participent au gouvernement intérimaire (comme le
parti islamique et le parti kurde de l’indépendance) ont donc décidé
de retirer leurs listes, tandis que d’autres envisagent le boycott des
élections (comme le parti démocrate ou le mouvement des démocrates). M.
Abdullah (représentant de la communauté turkmène) a lui annoncé le 15
janvier que les partis turkmènes boycotteront les élections[18]. En
outre, une coalition de 46 mouvements a déjà pris position contre la
tenue des élections organisées par l’autorité d’occupation. Elle
est animée par des leaders représentant les différentes communautés,
comme les Ayatollahs chiites Al Sadr, Al Khalssi, ou le chef des ulémas
sunnites Al Dhari. Elle partage le point de vue de la résistance qui
exige la fin de l’occupation comme préalable à toute élection. Dans
cette hypothèse, les Etats-Unis devront alors convaincre l’opinion
publique du bien-fondé de la guerre menée au nom de la démocratie et
des droits de l’homme.
Le [1] Le Monde, le 15/01/05. [2] 02/10/2004 [3] Loi 92-96-97. [4] 15/01/2005 [5] Par exemple, le nombre de Turkmènes a été estimé à 1 million de personnes, tandis que les représentants de cette communauté affirment qu’ils sont 3 millions [6] Selon les statistiques publiées sur le site Nahrain (proche de l’autorité de l’occupation) le 04/12/2004. [7]
Selon une étude
publiée par le journal Al Hayat le [8]
Selon l’Agence France Presse, ils sont : 6 000 votants en
France, 15 000 au Danemark, 25 000 au Canada, 28 000 en
Turquie, 33 000 aux Pays-Bas, 56 000 en Australie, 56 000
en Allemagne, 57 000 en Suède, 65 000 aux EAU, 81 000
en Iran, 150 000 au Royaume-Uni, 180 000 en Jordanie, 234 000
aux USA et 250 000 en Syrie. Soit un total de 1 196 000
votants. [9] Agence de Presse Danoise, 06/01/2005. [10] Journal Al Hayat du 15/01/05 [11] Journal Al Sabah du 03/01/2005 [12] Le 04/01/2005. [13] Le Journal des Emirats Al Bayan du 08/01/2005. [14] Al Hayatt 15/01/05 [15] Alinéa 58. [16] Al Quds du 14/01/05. [17] Washington Post du 02/01/2005. [18] Journal Al Hayatt. [19] Le 03/01/2005 |